La troisième expérience d’iboga de Xavier (Et son commentaire sur le produit d’indra) (around 1998)

March 21, 2012

Mon propre voyage

Tout d’abord quelques mots pour les sceptiques: tout ce qui suit est vrai. Je n’ai pas inventé ou exagéré un détail de ce témoignage. J’ai passé les deux derniers jours à écrire et traduire en anglais ce rapport et j’en ai soigneusement choisi chaque mot ou phrase afin qu’ils soient le plus proche possible de la vérité. Je ne suis ni fou, ni saoûl ou sous le contrôle d’une quelquonque drogue. Je suis lucide et je me sens extrêmement bien, merci! J’ai juste envie de décrire pour la liste ibogaine ce qui m’est vraiment et précisément arrivé. Cela m’est égal si certains peuvent trouver ce rapport délirant, si cela peut être utile à d’autres.

Bien, allons-y:

Le lundi 24 Janvier, j’entamai mon troisième voyage d’eboga avec l’extrait d’Indra.

Il en restait 10 grammes. Comme je doutais de la force de l’extrait après l’expérience négative de mon amie, ainsi que suite à la lecture du rapport d’analyse fourni par Marko sur cette liste, j’avais prévu d’en prendre une quantité supérieure à celle conseillée sur le site d’Indra. Par ailleurs je savais d’expérience que les défenses psychologiques qui gardaient les portes de mon inconscient étaient extrêmement lourdes et puissantes, je sentais dès lors qu’une forte dose m’était nécessaire pour parvenir à mes fins. Aussi j’en absorbai directement 7,5 grammes dans des capsules de gel, et gardai à portée de main deux capsules contenant les 2,5 grammes restant, pour les avaler plus tard au cas où j’en ressentirais la nécessité.

Avant de rentrer dans le détail de ce qui se produisit durant mon voyage, il me semble utile de faire le point sur ce qui s’est déroulé depuis ma dernière prise d’ibogaine vers mi-octobre 1999. Et pour mieux comprendre l’ensemble de ce qui est abordé dans ce nouveau rapport, il n’est peut-être pas inutile que vous lisiez ou relisiez le compte-rendu de mes deux premières expériences publié sur le site de Nick en anglais: http://www.ibogaine.co.uk/test9.htm ou en français: http://www.ibogaine.co.uk/test10.htm

A la fin de mon second voyage donc, je me trouvais assez mal en point. En effet l’ibogaine m’avait permis de me débarrasser d’importants et douloureux problèmes, mais avait aussi ramené à ma conscience des sensations et émotions extrêmement négatives enfouies auparavant dans le “trou noir”, qui n’avaient pas été résolues et avec lesquelles il me fallait vivre désormais. En quelques mots, je résumerais l’état où j’étais par les termes de désespoir, tristesse absolue, absence totale d’envies, de désirs, de joie, et de très nombreuses, violentes et séduisantes tentations de suicide.

Mon réflexe fut tout d’abord de lutter contre cet état extrêmement pénible et dangereux. Mais très vite je me rappelai le chemin parcouru depuis le début de ma psychothérapie, et à quel point la thérapie primale, dont le principe essentiel est de cesser de lutter contre ses émotions ou états mentaux négatifs mais au contraire de plonger en eux pour mieux les ressentir, les comprendre et ainsi les faire mûrir pour les résoudre comme on cueille un fruit mûr ou comme il tombe de lui-même, je me souvins donc à quel point cette démarche, ce principe d’action m’avait aidé à progresser et à résoudre bien des problèmes. Je conclus qu’au lieu de lutter contre mon état, il me fallait encore assumer tout cela comme une nouvelle étape de ma thérapie. De fait lorsque j’eus accepté d’assumer tous ces sentiments négatifs, de les laisser s’exprimer, il m’apparut que j’étais bien en train d’avancer dans mon processus curatif puisque je m’aperçus rapidement qu’en fait je me trouvais à l’intérieur du “trou noir”: toutes ces sensations étaient associées à des états et à des souvenirs remontant aux toutes premières années de mon enfance, c’est-à-dire en plein coeur de la boîte de Pandore, à la source même de mes problèmes et de mes souffrances. Toutes ces choses étaient tout simplement en train de remonter à la surface et de m’envahir grâce à l’ibogaine, qui avait fait voler en éclat mes défenses et m’avait permis d’ouvrir les portes les plus profondes et les plus secrètes de mon esprit pour en sonder les ténèbres. De ce point de vue donc, mes deux premiers voyages d’ibogaine ne furent pas seulement essentiels pour ce qu’ils m’ont directement apportés sur le moment, mais aussi parce qu’ils m’ont permis d’avancer par la suite en continuant mon travail de guérison. Aussi tout ce qui m’arrivait me semblait à la fois extrêmement pénible et dangereux, mais aussi absolument nécessaire et je ne cherchai dès lors plus à l’éviter mais bien au contraire à “lâcher prise” le plus possible. Ainsi, entre mi-octobre et mi-janvier, j’ai vécu trois mois difficiles et féconds à la fois où j’ai appris, compris et approfondi beaucoup de choses, où une importante évolution psychologique s’est déroulée en moi. Physiquement j’eus à subir de nombreuses manifestations psycho-somatiques, essentiellement de trois ordres: maux de tête, brûlures d’estomac et crises d’herpès à répétition.

Il y avait cependant deux importantes notes positives dans tout cela. Tout d’abord le fait que la pression extrêmement douloureuse que je sentais à l’intérieur de mon crâne avant la première prise d’ibogaine, et que celle-ci avait réglée, avait bel et bien totalement disparu ainsi que je l’avais ressenti dès mon retour. Le deuxième point positif était que je sentais de plus en plus nettement et fortement, à mesure que le temps passait, que ma prochaine prise d’ibogaine, à laquelle je me préparai psychologiquement, serait déterminante -et elle le fut.

C’est donc dans cet état d’esprit que j’avalai l’extrait d’Indra vers midi, l’estomac vide, avec juste deux ou trois gorgées d’eau pour faire passer les capsules. Je me sentais prêt, confiant, déterminé -mûr à point. Les premiers effets se produisirent très vite, au bout d’1/2 heure environ. Puis ils évoluèrent très lentement et modérément. Au bout de quelques heures, il ne se passait toujours pas grand’chose en moi: pas mal de visions agréables en 2D, quelques-unes en 3D, tout cela était sympatique et gentil mais guère profond. Les effets visuels genre phosphènes ou éclairs lorsque j’ouvrais les yeux étaient aussi très légers. Je n’avais aucun malaise physique, nulle envie de vomir.

Quatre à cinq heures après avoir absorbé le produit, je n’avais pas l’impression que les choses évoluaient, les effets de l’extrait me semblaient insuffisants, aussi j’avalai les 2,5 grammes qui restaient. Une heure après environ je me sentis propulsé plus haut, plus fort, et apparurent alors de réelles visions en 3D avec d’importants et nombreux aspects personnels. Ce fut le début d’un extrêmement long voyage dont la structure et le contenu furent très différents des premiers. Il n’y eut pas d’étapes bien marquées, excepté un très long épisode (qui me sembla durer un temps indéfini: des jours, des semaines, mois ou années -je ne sais pas car j’avais alors perdu toute notion de temps, la notion même de temps n’existait plus, celui-ci semblait s’être étiré à l’infini).

Cet épisode fut absolument extraordinaire et mis en scène, comme le fait habituellement l’iboga, de façon imagée et toute symbolique: dans mon champs de vision interne apparut quelque chose qui ressemblait de très près à l’explorateur de Windows 98, avec sur la gauche le contenu du disque dur accessible dans toute sa structure, jusqu’au moindre recoin. A droite de l’écran se trouvait une partie permettant de visualiser en détail le contenu de chaque dossier ou élément choisi, et en bas à droite comme un trou dans l’écran qui représentait la corbeille. Ce que représentait le disque dur de façon virtuelle, en fait c’était moi -je veux dire tout de moi, toute mon histoire et mes souvenirs, tout de mon conscient comme de mon inconscient, mes pensées, sentiments, émotions, peines comme joies, tous mes traumatismes. Absolument tout de ce qui m’est arrivé depuis le début de ma vie jusqu’à ce jour était disponible depuis l’explorateur. Je pouvais à la fois naviguer dans la structure de moi-même, cliquer sur n’importe quel élément pour en avoir le détail. Je pouvais à volonté le visualiser sur la droite de l’écran, le ressentir fortement, en analyser le contenu matériel ou émotionnel, observer et comprendre ses ramifications et son implication dans la genèse de mon caratère et dans ma psychologie actuelle. Je n’avais pas seulement accès en lecture à la totalité de ces données, mais plus encore il m’était possible d’en faire ce que je voulais, ce que je décidais d’en faire après les avoir ainsi observées, ressenties, analysées, disséquées. Je pouvais les garder intactes comme les modifier à volonté, les éliminer en les glissant vers la corbeille, les ordonner différemment en changeant la structure du disque dur, réorganisant son arborescence et ses dossiers. Bref j’avais accès absolument à tout y compris les dossiers systèmes les plus essentiels et cachés et pouvais en faire ce que je désirais -et c’est exactement ce que j’ai fait durant tout cet interminable épisode où j’ai ainsi complètement réorganisé et réactualisé l’ensemble de mon disque dur neuronal. C’était une sensation fantastique d’être à ce moment-là comme le créateur, le sculpteur de moi-même, mon propre géniteur en quelque sorte.

Cet épisode a été la partie la plus importante et la plus structurée de mon voyage. Le reste n’a été qu’une succession ininterrompue d’images, de sensations, de souvenirs, de réflexions, de visions extrêmement diverses et variées, sans fil directeur, mais à l’intérieur desquels j’ai perpétuellement eu ce sentiment, cette sensation de pouvoir faire ce que je voulais de ce qui était ainsi déterré. Puis vers la fin de mon voyage, donc sans doute dans la nuit de mardi à mercredi, je me rappelle avoir encore fait de nombreux cauchemars qui étaient des rémiminiscences de mes cauchemars d’enfant. Ceux-ci furent assez proches par leur intensité et leur pénibilité du long rêve conscient que j’ai fait lors de mon premier voyage et qui en constitue la quatrième phase, mais d’une nature sensiblement différente.

L’essentiel de cette expérience se termina mercredi matin à mon réveil vers 9 heures, soit après 45 heures de voyage environ. Cependant pendant toute la nuit de mercredi à jeudi je fis encore un très long cauchemar absolument terrifiant, de loin le pire de tous. Je m’aperçois seulement depuis en fait, grâce à l’ibogaine et à ce qu’elle fait resurgir, de la quantité et du caractère destructeur des cauchemars que je subissais étant enfant, et je comprends mieux maintenant pourquoi et comment ce bombardement nocturne quasi-permanent (et qui se produisait aussi le jour durant mes maladies et mes fièvres) a pu me pousser si près de la folie et de la violence, à quel point ils ont tenu une place essentielle dans la formation -ou plutôt dans la déformation- de mon caractère, dans la fragilisation de l’être en construction que j’étais, et ont ainsi grandement accentué ma vulnérabilité aux traumatismes que je subissais dans ma vie diurne “réelle”. Il semblerait que le processus curatif de l’ibogaine joue énormément à ce niveau-là car à chaque voyage excepté le second qui fut particulier, elle fait resurgir différents types de cauchemars pour semble-t-il m’en guérir. J’entends par m’en guérir le fait qu’à chaque fois, je sors vainqueur au prix de terribles efforts ou combats de ces sortes d’entreprises de destruction systématique que sont mes cauchemars et me sens donc à chaque fois débarrassé d’eux, alors qu’enfant je n’ai jamais été autre chose qu’une victime, une proie incapable de se défendre, de faire face.

Le dernier épisode visible de ce troisième voyage fut donc ce cauchemar. Après il ne se produisit plus rien si ce n’est que l’état d’épuisement total, à la fois physique et mental, dans lequel je me retrouvai alors, fut long à se dissiper. Je recouvrai lentement mes moyens, jour après jour, et ne commençai à ressentir de l’énergie qu’à partir du lundi suivant. Nous sommes aujourd’hui mardi 8 Février, j’ai désormais retrouvé toutes mes forces et ma lucidité et je peux faire un point provisoire sur mon expérience.

Celle-ci est formidablement positive à tous points de vue. Je me sens profondément, totalement changé. Je n’ai plus aucun problème ni souffrance, plus de chagrin, de peine, de pensée négative. En fait j’ai l’impression d’avoir terminé ma thérapie, d’avoir accompli la totalité du travail qui devait être fait. J’ai le sentiment qu’un certain moi-même, celui qui était malade et qui souffrait, est mort et enterré, et qu’un autre moi-même est né, quelqu’un de sain et d’équilibré, quelqu’un d’heureux qui aime la vie (1). Je ne me sens plus aucune envie de boire ni de fumer, ou de prendre quelque autre drogue que ce soit. Je me lève le matin de bonne humeur et plein d’entrain, débordant de vitalité, j’ai en tête plein de projets personnels et professionnels que j’ai déjà commencé à mettre en oeuvre. J’ai changé de régime alimentaire, recommencé à faire du sport. Je n’ai plus ni maux de tête ni brûlures d’estomac ni poussées d’herpès. J’ai retrouvé mes capacités intellectuelles, ma faculté de me concentrer pour réfléchir, ma mémoire fonctionne mieux. Tous les liens qui me relient à moi-même et au monde sont devenus agréables, positifs. Tout dans ma façon d’être, de ressentir, de penser, a changé absolument. Par exemple auparavant je me considérais, à 42 ans, comme un vieil homme ayant l’essentiel de sa vie derrière lui, aucun espoir devant, no future. J’avais envie que ma vie se termine, d’une façon ou d’une autre. Aujourd’hui j’ai l’impression d’être un adolescent faisant ses premiers pas dans sa vie d’adulte, un jeune homme en construction, suffisamment conscient et responsable pour se prendre en main et construire sa vie mais pas tout à fait formé encore, un être en croissance et en devenir. J’ai l’impression qu’une vie longue et accueillante m’attends en souriant et me tends les bras. Je vois de la douceur et du soleil alentour comme je sens de la douceur et du soleil en moi. Le climat est vraiment doux à Bordeaux, France, aujourd’hui. Merci Mother Iboga…

Amitiés à tous,
Xavier

(1): en relisant ce passage il me semble intéressant de préciser le point suivant, même si celui-ci peut paraître incroyable ou incompréhensible au lecteur: ceci était prévu dès le début des effets concrets de mon voyage c’est-à-dire quelque temps après avoir avalé les 2,5 grammes supplémentaires. La première vision qui m’apparut fut celle de mon “vrai moi” venu m’annoncer que c’était la fin du cycle donc de mon travail de guérison, que “moi”, c’est-à-dire le “moi malade”, j’allais mourir et qu’il allait prendre ma place. Il m’a dit de ne pas m’inquiéter, que le moment était simplement venu de disparaître en douceur et qu’il resterait à mes côtés, m’aiderait pour que tout se passe bien. De fait il ne m’a plus quitté, je l’ai senti sans cesse avec moi, veillant sur moi jusqu’à ce que je devienne lui ou qu’il devienne moi, je ne sais pas quelle est l’expression adéquate – et le voici maintenant, et ME voici.

Je me souviens du moment de joie intense que j’ai ressenti lorsqu’il est apparu et m’a parlé, du sentiment de confiance absolue et d’abandon inconditionnel lorsque j’ai constaté sa présence permanente. Je me souviens avoir immédiatement compris, dès qu’est apparu l’Explorateur Windows 98, que c’était là le principal outil qui me permettrait de mourir à moi-même et de devenir lui, et je me souviens avoir accompli cette tâche avec une immense allégresse.

…………………………

Commentaires sur l’extrait d’Indra

Lors de mes deux premiers voyages d’eboga, j’avais avalé de l’écorce de racine fraîche d’excellente qualité. Dans les deux cas, les effets se produisirent de la même façon: premiers symptômes apparaissant au bout d’une heure et demie environ, puis s’accentuant progressivement jusqu’à ce qu’apparaissent des visions en 2D puis 3D avec parfois des contenus personnels. Enfin, au bout de trois à quatre heures environ après l’ingestion, une sensation assez soutenue et forte de décollage, puis après ce décollage l’impression de garder ensuite, quelles que soient les différentes phases du voyage, à peu près la même force qui vous propulse, la même vitesse.

Avec le produit d’Indra cela fut très différent: les premiers effets apparurent plus vite, au bout d’une demi-heure à trois quart d’heures environ. Ils n’augmentèrent que légèrement durant la demi-heure ou les trois quart d’heure qui suivirent, puis il y eut brusquement, sans que rien ne le laisse prévoir, une poussée soudaine, un “coup de pied au cul” assez puissant voire violent mais très court qui m’a propulsé à un niveau légèrement supérieur, dont les effets étaient cependant bien moins forts et moins impressionnants que ceux obtenus avec la racine. Je n’avais pas véritablement le sentiment d’avoir pleinement décollé, d’être passé dans un autre état. C’est assez étrange et paradoxal comme sensation, on a sur le moment l’impression d’une grande montée, mais très brève et l’on s’aperçoit ensuite qu’on n’est pas si haut que cela. Puis cet état modéré dura plusieurs heures jusqu’à ce que je décide de prendre les 2,5 grammes supplémentaires, car après avoir attendu tout ce temps et n’avoir pas remarqué d’effet véritablement efficace, je pensais que cela n’irait pas plus haut. J’avais le sentiment de stagner à un niveau qui ne me suffisait pas.

Une heure environ après avoir absorbé les 2,5 grammes supplémentaires, j’eus l’impression d’une deuxième montée, d’un second “coup de pied au cul” aussi brusque et brutal que le premier qui me propulsa plus haut et plus vite, plus profondément dans les visions et le travail psychologique de l’ibogaine. Pour moi, le vrai “voyage” a commencé à cet instant. J’avais alors le sentiment d’être dans un état à peu près semblable en intensité comme en rapidité à celui que j’avais connu avec 35 grammes d’écorce lors de mon premier voyage. Sur le moment j’en ai été très satisfait car j’imaginais qu’ayant atteint cette étape-là j’en resterai à ce niveau qui me convenait parfaitement. Il me permettait d’effectuer un travail à la fois puissant et doux qu’il me semblait bien maîtriser. Il se passait beaucoup de choses vite et fort, mais pas trop vite et pas trop fort.

Cependant quelques heures plus tard (je ne saurais pas préciser car à partir du deuxième “coup de pied au cul” j’avais perdu toute notion de temps et n’avais pas de repère, je sais juste qu’il faisait noir depuis longtemps donc c’était le soir tard ou la nuit), à ma grande surprise, il y eut une troisième poussée qui m’a propulsé beaucoup plus haut. A partir de ce moment-là les choses sont devenues beaucoup plus difficiles à gérer car les sensations étaient nettement plus fortes, tout allait beaucoup plus rapidement que dans les heures qui avaient précédé. J’eus très nettement l’impression alors que j’avais pris trop d’extrait, que l’effet était trop puissant et qu’il aurait mieux valu que je m’en tienne aux 7,5 grammes originels qui auraient sans doute suffi à accomplir le même travail.

Je vais employer une métaphore pour tenter de vous faire comprendre la sensation que j’ai eue: imaginez que vous conduisiez une moto puissante. Vous démarrez modérément après avoir chauffé le moteur, puis donnez un coup d’accélérateur assez énergique qui vous amène à, disons, 120 km/h sur une route relativement droite et dégagée. Vous avez alors l’impression de vous ballader gentiment en regardant le paysage, et au bout de quelques heures vous commencez à trouver cela légèrement ennuyeux. Alors d’un coup vous accélérez brusquement et en quelques secondes vous vous retrouvez à 200 km/h sur une route beaucoup moins dégagée et avec de nombreux virages mais assez amples et aisés à gérer. A ce moment-là vous êtes pleinement satisfaits car vous avez une sensation de vitesse et de puissance assez forte tout en vous sentant, malgré tout, maître de votre véhicule. Alors vous ne vous ennuyez plus et vous avez beaucoup de sensations agréables et enrichissantes.

Puis au bout de quelques heures, sans que vous l’ayez voulu ou désiré, le moteur s’emballe tout à coup et donne toute sa puissance, vous amenant en quelques secondes à 300 km/h cependant que la route devient beaucoup moins dégagée, les virages plus nombreux et plus serrés. Et là tout devient beaucoup plus impressionnant et plus difficile, tout s’enchaîne à toute allure, vous sentez le moteur en surrégime et votre véhicule qui tremble de partout, vous vous accrochez au guidon de toutes vos forces en essayant de maîtriser le processus et vous ne parvenez qu’à grand’peine à rester sur votre chemin. Et là vous avez le sentiment très net que tout va beaucoup trop vite et trop fort, vous voudriez ralentir pour revenir aux sensations précédentes mais il n’y a aucun moyen de freiner et vous êtes obligés d’aller jusqu’au bout à cette vitesse, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’essence et que la moto s’arrête d’elle-même. Lorsqu’enfin elle s’immobilise au bout de nombreux milliers de kilomètres et d’interminables heures de conduite sans repos, vous vous retrouvez totalement épuisé, harassé par cette chevauchée fantastique. Eh bien tout cela, c’est à peu près ce qui m’est arrivé durant mon voyage.

Je ne m’attendais vraiment pas à cette forte montée si longue à venir, en trois étapes si espacées dans le temps et brutales, alors que les premiers effets arrivent très vite tout en étant très légers. Tout cela est vraiment très différent de la manière dont les choses se déclenchèrent puis se développèrent avec la racine.

Mais ça, c’est à propos de la façon dont les effets arrivent. Pour ce qui est des effets eux-mêmes, je les trouve tout à fait comparables. Les quelques heures qui ont suivi la deuxième montée m’ont fortement rappelé ce que j’avais connu avec l’écorce. Le processus et l’intensité étaient les mêmes. L’efficacité me paraît semblable. Lors de mon premier voyage j’avais pris 35 grammes de racine, et à mon avis si je n’avais pas pris cette fois les 2,5 grammes supplémentaires j’aurais sans doute atteint un niveau équivalent et y serais resté. Si, donc, 35 grammes d’écorce=7,5 grammes de produit d’Indra, celui-ci est bien un extrait 1×5 comme annoncé.

Et donc, pour un homme adulte de 80 kilos comme moi, six à sept grammes d’extrait devraient être suffisants pour obtenir un effet puissant. Je déconseillerais à quiquonque de prendre dix grammes comme je l’ai fait car on a alors très nettement l’impression d’être en surrégime, et cela n’apporte sans doute rien de plus qu’en absorbant 7 grammes. C’est la quantité que je compte avaler pour mon prochain voyage d’ici trois mois. Je pourrais alors vraiment comparer avec l’équivalent-racine.

Pour ce qui est des malaises, là aussi je me posais de sérieuses questions après l’expérience de mon amie car elle avait été très malade et je me demandais si le produit était en cause. En fait pas du tout, puisque quant à moi j’ai aborbé l’intégralité du produit dans des gélules sans aucun anti-nauséeux auparavant. M’étant allongé immédiatement après sans bouger du tout, je ne sentis absolument aucun malaise ni envie de vomir. De ce point de vue donc le produit me semble irréprochable et bien toléré par l’organisme. Il suffit de l’absorber dans des gélules pour éviter absolument tout contact direct avec les muqueuses, puis de s’allonger sans attendre les premiers effets. La nécessité d’un anti-nauséeux dépend sans doute de la sensibilité stomacale de chacun, comme avec la racine ou l’Hcl.

En résumé donc, je dirais que l’extrait d’Indra me paraît un produit efficace, puissant, que je recommanderais volontiers.

Amitiés à tous,
Xavier

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15 thoughts on “La troisième expérience d’iboga de Xavier (Et son commentaire sur le produit d’indra) (around 1998)

  1. Pour un documentaire visant à faire connaitre ce bienfait de la nature, je recherche une personne voulant témoigner de son expérience

    merci

  2. zibi zibi hubert seraphin on said:

    Bonjour à toi mon frère,née dans l’iboga ainsi que ma mère et ma grand mère ton témoignage ma beaucoup touché et me fait plaisir car il est rare de voir,du moins selon moi et mes recherche sur internet de tomber sur un europeen qui voudrait faire connaitre ce bien fait de la nature,car pour moi vivant dans ce mileu depuis mon enfance,je me suis donner pour mission de faire connaitre à plus de personnes possibles les rituels et les biens faits que l’iboga apporte spirituelement et physiquement et etant touffu poussant un peu de partout dans les foret de mes pères si possible le commrecialiser dans le monde.Voici mes 2 adresse email facebook ou tu pourra me joindre,nehment@yahoo.fr ou hubertwawanaki@yahoo.fr j’aurais voulu en dire plus,mes en ce moment je n’ai pas encore d’ordinateur j’utilise celui de l’universiter.a plus j’attend ta reponse.MERCI

  3. i need to folow the Bwiti initiation. I am 64,handicapé and very ill. 30 years of morphine beacause of peine, heroine, methaadone. the doctors d’ont know what to do!I d’ont know nobody. Need to meet NGANGA but where, how?. PLease help me. I live in Paris france

  4. ZIBI ZIBI on said:

    Mon adresse e-mail Nehment@yahoo.fr ou hubertwawanaki@yahoo.fr.Bonsoir je connais une maman qui pratique l’initiation de l’iboga et ceci à un prix très bas contrairement à certain qui demande des prix exorbitant comme les 1000 à 10000 euro;Non elle n’est pas dans cette escroquerie là.En ce moment elle vient d’initier une française qui rentrera ce jeudi 25 juin en France en Bretagne avec 2 sacs d’ibogaine quelle vient d’acheter.
    Oui vous pouvez etre initié par cette Maman qui a plus de 36 ans expérience sur l’initiation de l’iboga.
    De plus cette Maman déteste le folklore,son but est de faire connaitre les secrets de l’iboga Sur ses cheuveux blancs Elle veut faire connaitre l’iboga au monde entier
    Son nom spirituel dans l’iboga est KOUDI,ses parents spirituels:
    Ngomo ya woé olam yébe
    Sa mere spirituel:Missembe Atem.

  5. brillant merlin on said:

    Je me suis deja initié 4 fois et c’est introyable je suis aussi prètre du culte bwuti mon temoignage est trop long faute de temps

  6. brillant merlin on said:

    L’eboga se mandique en plin culte bwuti et a un seremonial particulier j suis spécialiste du bwuti et guru du culte bwuti jais baucoup de mystere maisl temps nous fait deffaut vous pouriez me contacter pour une initiation en afrique par mon adress imel brillantmerlin@yahoo
    .fr ou au +237 699511053 ou au +237678876421 j vous aime

  7. Bonjour
    Je suis dans le desespoire le plus total. Je suis entrain
    De perdre mon fils avec la drogue et l’alcool. Il a 37ans
    Et je voudrai vraiment trouvee ce traitement.
    SVP qui peux m’aide.
    Merci

  8. Bonjour,
    Je suis une mère en détresse. Mon fils est entre la vie et la mort avec la drogue et le 2eme fils aussi (moins grave) je cherche comment me procurée de la racine d’iboga. Dans quel mesure vous pouvez m’aide svp

  9. SOLEIL on said:

    initiation et vente iboga chez moi au prix africain qui est tres bas je ne vends pas au prix europeens trop cher

    merci

  10. Enrico on said:

    Bonjour
    Je suis en train de essayé le traitement f
    En serbie.
    J’aimerais savoir si quelqu’un
    Peux me expliqué
    Et vendre l’hibo..
    Merci
    Enrico

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